Il paraît qu'il fait froid
Éditions Vents d'Ouest, collection Rafales (Gatineau, Québec), 2007
Extrait
Aujourd'hui est un jour important. Je sais que je vais mourir. L'air est limpide. Le ciel est bleu, dense. Quelques petits nuages flottent sur l'horizon loin au-dessus de la mer. L'eau salée me pique un peu les lèvres et les yeux. Je suis bien.
Présentation
Un homme qui nage en plein océan, un qui n'a jamais froid, une femme qui ment, un enfant qui cherche un bateau, et un autre qui se protège en récitant des chiffres... Destins contrariés et magnifiques, car terriblement humains. Tous au bord de la rupture. Mais à chacun d'entre eux, une expérience est proposée, celle de s'éveiller et de voir. Alors, peut-être, vivre... Vivre enfin.
Extraits de presse
« Dix nouvelles, dix histoires bouleversantes, dix mondes absurdes et mornes, dix fins qui portent à réfléchir sur le genre humain. Un homme qui ne ressent jamais le froid, un enfant drôlement imprévisible, un autre qui se scarifie à l'âge de sept ans, des âmes en perdition se succèdent pour mieux dresser un portrait pessimiste d'une ère moderne atteinte d'un profond mal-être. » — Cassandre Sioui — QUÉBEC FRANÇAIS
« Un questionnement-réalité où l'omniprésence d'éléments tels l'eau, la lune, la froidure, la chaleur, nous rappelle en quelque sorte notre petitesse face au monde entier. Une petitesse qui n'attend qu'une éclosion pour mieux vivre. Theillet signe ici une oeuvre bien ficelée où moult destins sont chamboulés par l'idée de la mort. » — Ghislain Desjardins — VOIR
« Une première nouvelle si prenante, que j'ai sursauté quand mon oiseau s'est mis à chanter! C'est froid - comme la neige -, c'est souvent dur, et ça parvient à être beau. » — PLANÈTE QUÉBEC
« Theillet, un peu à la manière de Raymond Carver, dépeint d'une main de maître l'absurdité et le découragement qui ont envahi la société contemporaine. Il s'agit d'un puissant reflet de la nature humaine qui met en éveil un éventail d'émotions et va toucher directement le lecteur par les vérités qui émanent de l'oeuvre. » — Cassandre Sioui — QUÉBEC FRANÇAIS